Face aux lecteurs http://faceaface.blogsudouest.com de "Sud Ouest" Tue, 02 Sep 2008 11:10:49 +0000 http://wordpress.org/?v=wordpress-mu-1.2.1 fr Xavier Darcos face aux lecteurs de “Sud Ouest” http://faceaface.blogsudouest.com/2008/09/02/xavier-darcos-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/ http://faceaface.blogsudouest.com/2008/09/02/xavier-darcos-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/#comments Tue, 02 Sep 2008 11:00:47 +0000 adminblog http://faceaface.blogsudouest.com/2008/09/02/xavier-darcos-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/

Face aux lecteurs de « Sud Ouest », Xavier Darcos, le ministre de l’éducation nationale, justifie ses réformes et promet un « meilleur taux d’encadrement » pour cette année scolaire.


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photos Laurent Theillet


sudouest.jpg « Sud Ouest ». 11 200 suppressions de postes cette année, 13 500 autres à la rentrée prochaine, et pourtant, pas de grève annoncée ce mois-ci. Pensez-vous avoir gagné la partie face aux syndicats ?

1-lolo8572.jpg Xavier Darcos. Il n’est pas question de « gagner contre », ni de revanche. Quand je prends une décision, ce n’est pas pour embêter les syndicats. La seule préoccupation qui est la mienne, lorsque je me lève le matin, c’est : que puis-je faire d’utile pour les élèves ?
Les 11 200 suppressions d’emploi ont leur raison, c’est la baisse du nombre d’élèves. Dans le second degré, nous avions prévu 25 000 élèves de moins à la rentrée, nous en aurons perdu plus de 50 000. Cela paraît paradoxal, mais nous allons avoir un meilleur taux d’encadrement à la rentrée !
Même dans le premier degré, il y a eu un peu moins d’élèves, alors que nous avons rajouté des emplois.

sudouest.jpg « SO ». Les syndicats ne baissent pas les bras. Comment allez-vous adapter votre stratégie pour les prochaines réformes ?

1-lolo8568.jpg Quand je les entends parler de « mesurettes » au sujet de la prime de 1 500 euros pour les enseignants qui débutent, je trouve cela bizarre.
Je les laisse s’exprimer, mais la bataille de l’opinion montre qu’elle est loin d’être gagnée pour eux. Notre dernier sondage le traduit (lire en page 1-5), même chez les électeurs de gauche.
Parents, enfants, enseignants, tout le monde prépare la rentrée. Mais les syndicats se réunissent pour fixer les prochaines dates de leurs actions ! C’est une image qui leur fait beaucoup de tort. Faisons d’abord la rentrée, occupons-nous des enfants, on verra après !

sudouest.jpg « SO ». C’est du côté de Jack Lang que les critiques les plus acerbes sont formulées. Vous auriez abandonné l’école, vous en seriez le fossoyeur. Cela vous agace-t-il ?

1-lolo8565.jpg Jack Lang fait sa rentrée médiatique sur mon dos. Au lieu de donner des avis, il ferait mieux de présenter des excuses car il est aussi en partie responsable de la situation actuelle. Pour lui, faire de la politique c’est continuer à exister. Pour moi, faire de la politique, c’est me mettre au service des gens. Je ne suis pas dans un rôle emprunté lorsque je suis ministre de l’Éducation nationale, qui est la passion de toute ma vie.

1-lolo8156.jpg Véronique Lemonnier. Décider des suppressions de postes avant l’évaluation de vos réformes, n’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?

1-lolo8549.jpg Le non-renouvellement des départs à la retraite faisait partie du programme sur lequel nous avons été élus. Tout simplement parce que l’effectif de la fonction publique en France est supérieur à la moyenne européenne.
Par ailleurs, les suppressions ne sont pas de nature à diminuer l’offre éducative. L’an prochain, nous allons rentrer dans la réforme du lycée. Il n’y aura pas de suppressions dans ce secteur-là. Elles se font là où c’est possible.

sudouest.jpg « Sud Ouest ». Quel est le détail de ces 13 500 suppressions ?

1-lolo8538.jpg Nous allons essayer d’aborder une question qui est bien connue dans cette maison, celle des professeurs qui ne sont pas devant les élèves. 30 000 postes sont affectés à des fonctions diverses de services culturels, d’associations, de mutuelles ou de décharges et de responsabilités de toute nature, qu’il est même devenu difficile d’identifier.
Il y a des choses utiles, mais ces postes sont dispersés. Par ailleurs, sur les 50 000 enseignants qui effectuent des remplacements, 10 000 ne sont pas mobilisés.Nous allons essayer de rationaliser tout cela. 13 500 sur l’ensemble de ces dispositifs, c’est faisable et cela ne changera pas ce qui se passe dans les classes.

1-lolo8156.jpg Véronique Lemonnier. Les suppressions risquent d’augmenter le recours aux vacataires, indispensables dans les collèges et les lycées. Comptez-vous faire quelque chose pour éviter cela ?

1-lolo8536.jpg Le recours aux vacataires est marginal, surtout dans les matières principales. Je récuse l’idée que nous recrutions massivement des vacataires. Lorsque j’étais directeur de cabinet, ici, en 1993, nous avions besoin de 350 000 auxiliaires. Tout cela est derrière nous. Aujourd’hui, c’est de l’ordre de quelques milliers.

1-lolo8156.jpg Véronique Lemonnier. Nos classes restent néanmoins surchargées, quels engagements prenez-vous pour rassurer les parents ?

1-lolo8482.jpg Les classes qui frôlent la trentaine dans le premier degré sont peu nombreuses. La moyenne nationale est d’environ vingt-quatre élèves par classe. Entre 1987 et 2007, nous avons perdu 200 000 élèves dans le primaire, et nous avons pourtant ajouté 12 000 emplois. C’est dire si l’on a amélioré le taux d’encadrement.
Nous ne répondrons pas complètement aux problèmes de l’école en ajoutant de l’emploi. Sinon, les problèmes auraient été résolus depuis longtemps. Ce qui compte, c’est de donner un temps différent aux élèves en difficulté.
Cette année, l’accompagnement éducatif va permettre à tous les collégiens de faire leurs devoirs, de pratiquer une activité sportive ou culturelle. En dehors du temps scolaire, cela crée un contexte de réussite pour tous. Cela demande un effort budgétaire énorme.

1-lolo8479.jpg Ludivine Lagenebre. Les deux heures destinées aux élèves en difficulté dans le primaire ne risquent-elles pas d’alourdir la journée déjà bien chargée des enfants ?

1-lolo8437.jpg Nous avions 26 heures de cours hebdomadaires pour tous, nous passons à 24, grâce à la suppression de l’école le samedi, peu utile sur le plan scolaire.Les deux heures consacrées au soutine scolaire ne sont pas destinées à prolonger des journées déjà longues et à mettre ainsi en place une pression scolaire supplémentaire.
L’idée est seulement de passer un peu de temps avec les enfants après la classe, pour voir où ils en sont et établir une relation différente
Les syndicats ont signé un accord sur ce sujet, ils ont même donné leur accord sur la répartition des heures libérées par la réduction du temps devant les élèves. Ils font maintenant semblant de ne pas être d’accord.

1-lolo8470.jpg Sébastien Juncaa. Face à la réalité du terrain, n’aurait-il pas fallu davantage de concertation avec les maires ?

1-lolo8428.jpg La difficulté ne se pose que dans les zones rurales, pour les regroupements pédagogiques. C’est un problème spécifique. On fait confiance au terrain et il y a beaucoup de souplesse dans le dispositif.
Je n’allais pas faire un moratoire national alors qu’il y a un besoin impérieux d’aider les élèves en difficulté. Il y a beaucoup de souplesse dans le dispositif. On a tout le mois de septembre pour mettre cela en place.

sudouest.jpg « SO ». La réforme du primaire a été bouclée très rapidement. Déjà, des voix s’élèvent pour dire que le calendrier de la réforme du lycée est intenable. N’en faites-vous pas un peu trop et trop vite ?

1-lolo8388.jpg Si je vais vite, c’est parce que je connais la maison. Si on ne prend pas des décisions rapides, on va toujours trouver quelqu’un, quelque part, que cela n’arrange pas. Quand vous voyez les chiffres des performances des petits Français, ça ne peut pas durer. Il y a urgence !
Dans toutes les comparaisons internationales, nous sommes dans le dernier tiers. Par exemple, en Finlande, on ne commence l’école qu’à 7 ans, le temps d’enseignement est de 600 heures autour desquelles tournent toutes sortes d’activités. Chez nous, on commence à 3 ans, on fait 860 heures dans l’année et, malgré un taux d’encadrement bien meilleur, nos résultats sont inférieurs sur les mêmes exercices… En disant cela, ce n’est pas les enseignants que je remets en cause, mais l’organisation du système.

sudouest.jpg « SO ». Vous vous étiez engagés à reverser la moitié des économies faites par les suppressions, vers les enseignants. Vous avez seulement annoncé 1 500 euros de prime aux nouveaux enseignants. Où est le reste de la revalorisation ?

1-lolo8381.jpg La moitié des économies faites grâce aux suppressions d’emploi représente 106 millions d’euros. Nous en redonnons quatre fois plus ! Soit 410 millions.
Il y a la prime aux jeunes enseignants, la revalorisation de l’indemnité des directeurs d’école qui augmente de 200 à 600 euros selon la taille de l’école, la prime de 500 euros à tout enseignant qui prend au moins trois heures supplémentaires annuelles.
Pour un tel enseignant, le gain annuel sera de 4 400 euros : c’est l’équivalent d’un treizième et d’un quatorzième mois. Par ailleurs, le recrutement au niveau du master va aussi tirer vers le haut le niveau de rémunération des enseignants.

1-lolo8479.jpg Ludivine Lagenebre. Actuellement, en vertu d’accords, certains salariés, comme ceux de France Télécom, peuvent devenir enseignants en quatre jours de formation, est-ce normal ? N’est-ce pas dévaloriser le métier d’enseignant ?
1-lolo8369.jpgCela va s’arrêter. C’est un système qui n’a pas lieu d’être. En revanche, intégrer des gens différents, sur concours, je n’y vois pas d’inconvénient.
 
1-lolo8468.jpg Élodie Lecordier. Sur la réforme du bac, qu’entendez-vous par le lycée modulaire et les enseignements en tronc commun ? On parle de la fin des filières…
1-lolo8367.jpgIl n’y a pas de fin des filières. Notre lycée actuel est complètement démodé. Il faut construire un lycée adapté aux jeunes d’aujourd’hui qui acquièrent énormément de connaissances par eux-mêmes.
Les lycéens veulent une seconde où ils puissent tenter ce qui les intéresse avec la possibilité de changer d’avis, d’expérimenter. D’où une organisation par semestre des enseignements. À la fin de la seconde, le lycéen y verra plus clair. Un deuxième cycle, première et terminale, se composera d’enseignements fondamentaux communs, complétés par des modules qui donneront la couleur de la spécialité.
Les lycéens pourront enfin choisir d’autres enseignements, renforcer leur spécialité ou découvrir d’autres matières d’intérêt général. Nous allons présenter une première maquette mi-octobre, de manière à être opérationnel à la rentrée 2009 pour la classe de seconde.
 
1-lolo8475.jpg Daniel Billoint. Tous les enfants ne sont pas faits pour de longues études, pourquoi avoir enterré le projet Villepin de l’apprentissage à 14 ans ?
1-lolo8362.jpg Je n’ai pas d’opposition sur le fait qu’on fasse de l’apprentissage précoce, à condition que l’on ne quitte pas le statut scolaire. Ce qui me gênait dans le dispositif créé par Dominique de Villepin, c’est que l’élève quittait le statut scolaire avant 16 ans, ce qui d’ailleurs n’était pas conforme à la loi.
sudouest.jpg  « SO ». Quels sont vos projets au sujet de l’apprentissage de l’anglais ?
1-lolo8337.jpg Des élèves commencent l’anglais en CE1 et vont jusqu’en terminale, avec trois heures en moyenne par semaine, soit environ 600 heures d’enseignement. Aujourd’hui, en 600 heures, dans un centre spécialisé, vous apprenez le chinois ! Nous arrivons à ne pas faire parler anglais nos élèves en 600 heures. Cela ne va pas. Nous voulons faire un effort important et faire des propositions. L’idée est d’essayer d’offrir des stages d’anglais à tous, d’offrir des procédés d’« e-learning ». Nous allons mettre en place un système assez complet. Mon obsession est toujours la même : que les plus pauvres puissent accéder à ce qui est réservé aux plus riches. Il s’est organisé autour de l’école un marché du parascolaire, terrible, qui accentue les discriminations sociales.
 
sudouest.jpg « SO ». Vous avez travaillé avec Bayrou, Juppé, Chirac. Aujourd’hui, vous êtes l’un des hussards de Nicolas Sarkozy. Vous vous sentez bien dans ce costume à ses côtés ?
1-lolo8319.jpg Je suis très heureux d’être dans ce gouvernement. Il y a chez Nicolas Sarkozy une énergie, une volonté d’agir, une grande réactivité. Le clivage, c’est moins droite contre gauche que moderne contre ringard. L’action du gouvernement comme l’action de Nicolas Sarkozy est moderne. Elle s’adapte aux réalités. C’est très gratifiant pour un élu d’être dans cette équipe.
 
sudouest.jpg « SO ». Quand on vous dit que vous faites partie des premiers ministrables, cela suscite quoi en vous ?
1-lolo8335.jpg Je préfère qu’on dise ça plutôt que je suis éjectable ! Ce sont des bruits. Cela va et vient. Il ne faut pas trop s’en soucier. Si vous y pensez, vous allez vous prendre les pieds dans le tapis. Il ne faut jamais trop prévoir : cela provoque des effets contraires !
 
sudouest.jpg « SO ». Observez-vous encore de près la vie de Périgueux, votre ancienne mairie ?
1-lolo8324.jpg J’ai été triste de perdre les élections municipales. J’y suis parti en sachant qu’elles seraient compliquées. Je ne m’exprimerai pas sur ce sujet jusqu’au 23 septembre, date à laquelle sera jugé le recours que j’ai introduit à la suite de cette élection. On verra si je le gagne ou pas.
 
sudouest.jpg « SO ». Votre regard se porte-t-il toujours vers le Sud-Ouest ? Vous n’avez pas tiré un trait ?
1-lolo8300.jpg Je suis un homme du Sud-Ouest. Je suis de Périgueux. J’ai une maison sur le bassin d’Arcachon. Je suis toujours en contact avec les personnalités politiques de la région.
Très régulièrement. Je suis toujours un élu régional. Je n’imagine pas que mon destin politique, si j’en ai un, puisse se passer ailleurs que dans ma région.

 

Propos recueillis par Prsika ducoeurjoly et Rodolphe Wartel.

 


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Francis Cabrel face aux lecteurs de “Sud Ouest” : les vidéos http://faceaface.blogsudouest.com/2008/06/22/francis-cabrel-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest-les-videos/ http://faceaface.blogsudouest.com/2008/06/22/francis-cabrel-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest-les-videos/#comments Sun, 22 Jun 2008 09:29:13 +0000 adminblog AstaffortCabrelFrancis Cabrelinterview http://faceaface.blogsudouest.com/2008/06/22/francis-cabrel-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest-les-videos/ EN VIDEO. A l’occasion de la fête de la musique, cinq lecteurs du journal Sud Ouest ont pu rencontrer et interviewer l’artiste d’Astaffort. A découvrir en vidéo!


Francis Cabrel interviewé par

les lecteurs de Sud Ouest

C’est avec enthousiasme que Francis Cabrel avait accueilli notre proposition d’une interview “Face aux lecteurs” de notre journal (”l’idée me plaît beaucoup”) et avec une grande générosité qu’il nous a accueillis dans son village d’Astaffort, en Lot-et-Garonne. Disponible, ouvert et sincère, il s’est prêté au jeu des questions-réponses.
Nous vous invitons à découvrir en vidéo de nombreux extraits de cette rencontre.

Pour retrouver le texte de l’interview, cliquez —–> ICI



  1. Vidéo 1 : Francis Cabrel à propos de sa tournée 2008/2009

  1. Vidéo 2 : Francis Cabrel en chansons

  1. Vidéo 3 - Francis Cabrel et Astaffort

  1. Vidéo 4 - Francis Cabrel et la chanson française

  1. Vidéo 5 - Les coulisses de la rencontre

  1. Vidéo 6 - Francis Cabrel et le téléchargement illégal


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Francis Cabrel face aux lecteurs de “Sud Ouest” http://faceaface.blogsudouest.com/2008/06/20/francis-cabrel-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/ http://faceaface.blogsudouest.com/2008/06/20/francis-cabrel-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/#comments Fri, 20 Jun 2008 20:37:49 +0000 adminblog AstaffortCabrelFrancis Cabrelinterview http://faceaface.blogsudouest.com/2008/06/20/francis-cabrel-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/ -FRANCIS CABREL. Dans son fief d’Astaffort, Francis Cabrel a accueilli chaleureusement nos lecteurs et répondu sans détour à leurs questions à l’occasion de la Fête de la musique

« Je respire mieux ici »



cabrel video
cliquez sur l’image pour accéder aux vidéos de l’entretien

cabrel lecteursC’est avec enthousiasme que Francis Cabrel avait accueilli la proposition d’une interview « Face aux lecteurs » de notre journal : « J’aime bien l’idée de rencontrer des gens, de papoter, bavarder. Écrire des chansons, c’est s’adresser aux autres. C’est important à, moment donné de savoir ce qu’ils en pensent et comment ils les reçoivent. »
Dans son village d’Astaffort, en Lot-et-Garonne, il a répondu pendant près de deux heures aux questions de cinq lecteurs de « Sud Ouest ».


« Sud Ouest ». Où nous trouvons-nous, précisément ?
Francis Cabrel. Sous le préau de l’école primaire de garçons où j’ai appris à lire et à écrire. Dans les années 60, le village se partageait en deux écoles, garçons et filles. Quand elles ont été réunies, celle-ci est tombée, pas en abandon mais pas loin.
La mairie n’avait pas de projet là-dessus et, quand je suis devenu conseiller municipal en 1989, j’ai eu l’idée de monter les rencontres auteurs-compositeurs Voix du Sud. L’endroit s’est imposé comme le lieu idéal : de nombreuses pièces, la petite cour au milieu, la possibilité de loger des gens au-dessus? Ç’a été le grand projet de mes deux mandats d’élu, surtout du premier. Ça et la « music’halle », la salle de spectacles qui était vraiment en piteux état. L’école a été transformée mais les salles de classe sont à peu près aux mêmes endroits. Maintenant il y a une salle de danse, l’école de peinture, du théâtre. Tout ce qu’Astaffort compte de culturel se retrouve ici.


Fabienne Rougier. Votre enracinement ici passe-t-il toujours par une implication dans la vie locale ?
Francis Cabrel. Je suis né ici, j’y ai grandi, je suis resté vingt-quatre ans sans sortir d’ici et d’Agen. Toulouse, j’y suis allé deux fois, Bordeaux jamais. Tout s’est vraiment passé là, tous les apprentissages de la vie en général.
Par la suite, tout ce que j’ai pu rendre au village, d’une certaine façon, je l’ai fait. Que la culture soit réservée aux grandes villes, ça m’a toujours agacé. J’ai souffert de ça dans ma jeunesse : aucun groupe ne passait, ni même à Agen. Il fallait aller dans les grandes villes pour avoir de bons cinémas, de bons spectacles. Un peu par bravade, j’ai insisté pour qu’on équipe Astaffort presque comme une ville moyenne. C’est peut-être un peu disproportionné par rapport à la population, mais on y gagne un côté convivial, naturel.


« Sud Ouest ». À Astaffort, on est un peu dans votre nid?
Francis Cabrel. Mes grands-parents, venus d’Italie dans les années 1920, ont atterri ici. Pourquoi, j’en sais rien, ça manquait de bras, je suppose. Après la Première Guerre, il y a eu tout un flot d’immigration. L’Italie très pauvre, la France exsangue? Les quatre personnages de mes grands-parents sont arrivés là, et la famille s’est constituée petit à petit ici. Leurs enfants se sont rencontrés, mariés, et nous voilà, nous les enfants, enracinés là un peu par hasard. Mais l’endroit me correspond tout à fait. J’en ai visité beaucoup d’autres, partout, où je peux me sentir bien un moment. Mais pour s’asseoir, vivre, élever ses enfants, ici c’est plutôt pas mal.


« Sud Ouest ». On vous caricature parfois parlant d’Astaffort comme Dalí vantait la gare de Perpignan.
Francis Cabrel. Pas que ce pays soit différent ou mieux qu’un autre. Mais il se trouve que j’ai grandi et on est un peu tatoué par son enfance malgré tout. On part, on visite des endroits super mais quand on revient, il y a quelque chose, presque dans l’atmosphère, qui fait dire : « je respire mieux ici qu’ailleurs. » Ça énerve les Parisiens de ne pas avoir toujours raison ! De voir que quelqu’un - férocement, de façon têtue - décide de vivre en Aquitaine. Je vis ici, je fais 200 bornes pour aller me ressourcer au bord de l’eau? Ma vie est organisée ainsi. Que ça en fasse rire certains ne me dérange pas.


Fabienne Rongier. Votre village est-il une source d’inspiration pour vos chansons ?
Francis Cabrel. Directement, je ne crois pas. Vous ne trouverez de référence spéciale ou directe à Astaffort dans aucune de mes chansons. Toutefois je pense qu’elles s’en inspirent toutes, parce qu’elles sont toutes teintées du grand air, de la nature verdoyante. J’ai besoin des arbres, du soleil, de l’air qu’on respire. C’est plutôt une inspiration générale qui plane là-dessus.


Benjamin Paul. Le chêne-liège que vous chantez dans votre dernier album existait-il vraiment ?
Francis Cabrel. J’ai essayé d’en faire pousser ici ; malheureusement, la terre ne correspond pas. Mais je passe environ deux mois par an du côté d’Hossegor où on en trouve beaucoup. Comme j’observe beaucoup les arbres, je les connais un peu. J’aime bien ceux qui sont un peu imprévisibles, qui poussent suivant les vents? Celui-là est tortueux, assez solide, résistant, et en même temps on le dépouille de son écorce, Pour la chanson, il y avait une âme à s’asseoir sous un chêne-liège.


« Sud Ouest ». On vous sait très attaché au rubgy. Dans quelles valeurs de ce sport vous reconnaissez-vous ?
Francis Cabrel. J’aime toutes les choses fortement régionales. Et pour moi, la capitale du rugby, c’est Toulouse ou Beaumont-de-Lomagne, pas Paris comme en ce moment. Autrefois, ce sport défendait quelque chose de particulier à nous, du coin. Mon père aimait beaucoup le rugby, on allait au stade ensemble, voir jouer le SU Agen le dimanche et je me suis mis à aimer ce sport. C’est les hasards de la vie, si on m’avait amené au foot, j’aurais peut-être préféré le foot. Mais j’ai trouvé dans le rugby l’idée de solidarité, de camaraderie, de se battre ensemble pour défendre une ligne? Je ne l’ai jamais pratiqué, mais si j’avais été rugbyman, j’aurais joué à un endroit loin de la bagarre, à l’écart des grandes frictions.


« Sud Ouest ». Le fait d’avoir investi dans la vigne, c’est aussi un rapport au local et à la terre ?
Francis Cabrel. Oui. Il y a toujours le mystère de la vigne, on ne sait pas pourquoi le vin est bon ici et pas ailleurs. Hormis la méthode, l’amour que les gens apportent à leur travail, le sol est primordial. J’ai d’abord voulu voir si le sol était favorable. Et comme il l’a été, j’ai un peu étendu. Maintenant on est à 9 hectares. C’est rien, mais ça fait une petite économie locale, quelques personnes travaillent, vivent de ça, je trouve ça plutôt bien.


Catherine Larrousse. Considérez-vous votre dernier album comme engagé ?
Francis Cabrel. Pas plus que les précédents. Hormis sur l’avant-dernier disque, j’ai toujours cherché une sorte de mesure entre la chanson sentimentale et la chanson sociale. S’il y en a un peu plus cette fois-ci, ce n’était pas prémédité. Dans tous les cas, ce n’est pas la peine de s’illusionner, de se dire qu’on est des gens importants et que notre parole pèse d’un poids essentiel. Les chansons, ça se fredonne, ça se sifflote. Parfois, les gens écoutent à peine ce qu’elles racontent et n’en retiennent que la musique.


« Sud Ouest ». Avez-vous le sentiment d’avoir servi la cause des opposants à la tauromachie avec votre chanson « La Corrida » ?
Francis Cabrel. Je l’espère. Il est vrai que je déteste la corrida. J’ai pas voulu en dire plus. Le Collectif anticorrida me harcèle pour diverses signatures, actions d’éclat, etc. Je suis plutôt du genre à faire une chanson et m’en retourner chez moi me cacher un peu.
La cause des antitaurins avance, elle gagne du terrain, et je trouve bien qu’il existe un collectif anticorrida et qu’il fasse du tintamarre.


Muriel Gaillard. L’autre face de votre travail est le chanteur romantique. Le laisserez-vous toujours exister ?
Francis Cabrel. Je pense avoir écrit ces choses-là, même si elles sont sur un ton engagé, sur un mode un peu romantique, un peu poétisé, romancé quelquefois. Quand j’ai commencé cet album, je ne voulais que des chansons politiques et aucune chanson d’amour. J’en avais déjà fait 15, 20 ou 25, et il faut raconter autre chose. Avoir un répertoire plus complet. Un concert avec 25 chansons d’amour, ça m’intéresse pas. Tout le monde s’ennuierait, moi compris. Il faut varier les thèmes. Pour autant, la source romantique n’est pas tarie. J’ai déclaré mon amour à chacune de mes filles, c’est aussi une façon de parler d’amour.


Catherine Larrousse : Avec « Mademoiselle l’Aventure », vous abordez l’adoption, un sujet qui touche à votre intimité. Comment vous y êtes-vous décidé ?
Francis Cabrel. Je me le demande aussi ! Parce c’est une superbe histoire d’amour. Il me fallait remercier les personnes manquant au tableau, ceux dont on ignore qui et où ils sont mais qui sont le départ de tout ce qui nous arrive de beau aujourd’hui. Adopter est une chose extrêmement forte. L’idée d’avoir chez soi quelqu’un qui a été abandonné est terrible. Tu as envie de donner plus à celui qui n’a tellement rien eu au départ. Maintenant, cette idée commence à s’évacuer et j’ai l’impression qu’elle est née ici.
J’essaie de la chanter tous les jours, tout seul chez moi. Mais en public? Le mieux serait qu’elle ne figure pas au répertoire de la tournée. Elle est tellement intime? Je suis assez content qu’elle soit sur l’album. La maison de disques voulait en faire un single, mais je m’y suis opposé. Passer à la télé chanter « Mademoiselle l’Aventure » au piano à 20 h 30, c’est non.

: : Entretien coordonné par Stéphane C. Jonathan et Rodolphe Wartel

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Marc Lievremont face aux lecteurs de “Sud Ouest” http://faceaface.blogsudouest.com/2008/02/04/marc-lievremont-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/ http://faceaface.blogsudouest.com/2008/02/04/marc-lievremont-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/#comments Mon, 04 Feb 2008 11:55:02 +0000 adminblog lievremontQuinzerugbyTournoi http://faceaface.blogsudouest.com/2008/02/04/marc-lievremont-face-aux-lecteurs-de-sud-ouest/ ENTRETIEN AVEC Marc lièvremont. Interrogé par cinq de nos lecteurs et notre rédaction, le nouveau patron du Quinze de France donne sa vision du rugby et parle de sa vie d’homme.

« Je suis très différent de Laporte »


: Entretien coordonné par Nicolas Espitalier, Rémi Monnier et Rodolphe Wartel

LL1Marc Lièvremont, nouvel entraîneur du Quinze de France, a reçu notre rédaction et cinq de nos lecteurs avant de faire son entrée, demain, dans l’histoire du Tournoi des Six-Nations contre les Écossais sur leurs terres. Homme de convictions, Marc Lièvremont prend les rênes du Quinze de France alors que le rugby subit une profonde mutation, accélérée par le professionnalisme. Il marque clairement sa différence avec son prédécesseur Bernard Laporte, aujourd’hui membre du gouvernement de Nicolas Sarkozy.


lect3Isabelle Barbaza. Êtes-vous prêt à supporter la pression médiatique ?

L9Marc Lièvremont. Il faut essayer d’avoir du détachement. J’ai un rapport à la performance assez perturbant. Les médias, je les subis, même si j’essaie d’être disponible. Le côté doré du poste ne m’intéresse pas, il me fait un peu peur.
« Sud Ouest ». Vous n’avez pas intrigué pour arriver là, mais quel est votre socle, votre cercle ?

L8
Tout le monde et personne. Bernard Lapasset m’a dit : « Je t’ai connu en tant que joueur, je t’ai connu irréprochable. » J’ai eu d’excellents rapports avec tous, les joueurs, les dirigeants… Je suis consensuel. Cela m’irrite un peu : cela fait un peu manque de caractère… J’ai aussi des amis très différents. On gagne du temps à garder le meilleur de chacun. Avec Bernard Laporte - on est très différents -, je garde le meilleur.
« Sud Ouest ». Mais votre premier cercle, de qui se compose-t-il ?

L7
C’est la famille. J’ai la chance d’être d’une famille nombreuse. Avoir un frère, c’est avoir un ami indéfectible pour la vie. Je suis assez exigeant en amitié. J’ai beaucoup de gens pour lesquels j’ai de l’affection; je revois avec plaisir Max Guazzini, mais je ne suis pas ami avec lui. On se voit, on s’embrasse…

lect3
Isabelle Barbaza. Quand on devient entraîneur de l’équipe de France, n’a-t-on pas plein de nouveaux « amis » ?

L6
Les gens ne sont pas malintentionnés, mais c’est comme ça. Je n’ai jamais autant reçu de textos qu’au premier de l’an 2008 ! C’est un peu normal. Quand on est un entraîneur viré, on reçoit moins de messages…

lect4
Alain Bergay. Comment allez-vous pouvoir vous organiser entre le rugby et votre famille ?

L5
C’est compliqué. De plus, ma femme n’est pas une folle de rugby. Elle a aimé quand j’ai joué et a coupé quand j’ai arrêté. Je ne déménagerai pas d’Anglet : la région me plaît, je vais y rester. Et puis, si je suis viré après trois défaites… (rires).

lect2
Éric Latouche. Les élections municipales, vous vous y intéressez ? Quelles sont vos convictions ?

L4
J’ai des convictions rugby ! Je suis un peu fâché avec la politique. Gauche et droite, je les mets dans un même panier. Je suis plus attaché aux rencontres et aux hommes et, malheureusement, je n’ai pas rencontré un politique qui me séduise. Par contre, ce qui est assez drôle, c’est que ma femme a été sollicitée à Anglet pour intégrer une liste… J’ai plutôt une sensibilité de droite, mais cela vient de mon éducation, mes parents. Mais, lors de la présidentielle, je me sentais plus d’affinités avec les soutiens de la gauche qu’avec ceux de Nicolas Sarkozy.

lect3
Isabelle Barbaza. Combien gagnez-vous ?

L3
L’argent n’a jamais été important pour moi, mais j’ai des enfants, j’aime bien vivre, j’aime les emmener en vacances. J’ai eu la chance de vivre de ma passion. En fait, je n’ai jamais négocié. On est montés en Top 14 à Dax, et je n’ai pas renégocié mon salaire.

« Sud Ouest ». Vous succédez à quelqu’un qui payait l’impôt sur la fortune. On vous demande de la transparence…
Je touche plus d’argent que Bernard Laporte. Il gagnait 7 500 euros. On m’a proposé 10 000 euros. Je ne sais pas quelle est la moyenne en Top 14. C‘est beaucoup plus que certains, et cela me suffit.

lect3Isabelle Barbaza. Accepterez-vous des contrats publicitaires comme Bernard Laporte ?

L2
Non. Je n’ai pas envie de galvauder mon image. Et cela peut corrompre des choses au sein du groupe. Certains joueurs se sont vendus au moment de la Coupe du monde, avant même d’avoir joué. Je veux donc donner l’exemple. Et la Fédération a rajouté une clause précisant que je devais lui en faire part.

lect2
Éric Latouche. Vous avez pourtant une « gueule ». Vous soignez votre look…

L2
J’ai plus de cheveux que Bernard Laporte ! Franchement, je n’ai pas l’impression d’être une « fashion victim ».

lect1
Jean Philippe Gabarrus. En dehors du rugby, comment occupez-vous votre temps ?
J

L1
‘ai une passion pour la lecture. Mais, avec Dax, j’étais tellement dans le rugby que je n’arrivais plus à rentrer dans un bouquin. Puis un instituteur d’Argelès m’a envoyé un roman qu’il a écrit pour que je le dédicace. J’ai pris le temps de le lire et j’ai retrouvé le goût des livres.

lect3
Isabelle Barbaza. Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous à l’approche du grand rendez-vous d’Édimbourg ?

L9
Je ressens un peu tout. Un peu d’appréhension, d’excitation. Et en même temps le sentiment que tout se construit. Il y a eu une période de frustration, parce que passer d’entraîneur de club à sélectionneur, c’est un peu plus virtuel. Potentiellement, tous les joueurs sont les nôtres et, en fait, on n’en a pas. D’autre part, j’ai conscience des attentes, de la responsabilité de ma fonction.
« Sud Ouest ». Comment définiriez-vous votre projet de jeu ?

L8
Il y a toujours les adeptes d’une certaine forme de rigueur, d’un jeu plus verrouillé, et les adeptes d’un jeu plus libre, à la française… Ça ne veut pas dire grand-chose. L’idéal, c’est de réconcilier les deux sans galvauder les fondamentaux. Ma vision du jeu, c’est de responsabiliser les joueurs, qu’ils aient des repères collectifs suffisamment larges pour qu’ils puissent se libérer.

lect4
Alain Bergay. Pourriez-vous sélectionner un joueur qui évolue en Pro D2 ?

L7
On ne s’interdit rien mais il y a quand même un fossé en termes de rythme et d’intensité. Entre le rythme du Top 14 et celui de la Coupe d’Europe ou des matches internationaux, il y a déjà une grosse différence. Il y a du potentiel, il y a des joueurs qu’on suit en Pro D2, mais pas forcément à des postes qui nous intéressent.
« Sud Ouest ». Vous incarnez une certaine rupture. Vous le dites avec diplomatie, mais est-ce que vous bouillonniez en voyant l’équipe de France ?

L6
Non, je n’étais pas impatient, parce que je n’ai jamais pensé à l’équipe de France. C’est aussi ma personnalité, je n’y pensais pas non plus quand j’étais joueur. Il y a des choses qui me déplaisent, mais les médias parlent beaucoup de rupture et, dans rupture, il y a un double sens. Évidemment, je suis très différent de Bernard Laporte; cela dit, je ne suis pas contre lui. Il y a des choses qui ont été faites et plutôt bien faites. Il y a une forme de continuité dans le choix des hommes : un joueur brillant, il évolue dans n’importe quel système. Je n’essaierai pas d’imiter Bernard, je n’ai pas le même fonctionnement.

lect5
Serge Dutauzia. Êtes-vous favorable à une limitation du nombre de joueurs étrangers dans le Top 14 et la Pro D2 ?

L5
Oui, et je l’étais avant de devenir sélectionneur. Car aujourd’hui en France, c’est catastrophique pour la formation… Mais que faire ? Avec les dispositions Cotonou et l’arrêt Bosman, un joueur étranger est un travailleur comme un autre. Il faut arriver à instituer un « gentleman’s agreement » - pourquoi pas avec la Ligue de foot? Les Anglais vont plus vite que nous : dès l’an prochain, 65 % des joueurs inscrits sur la feuille de match devront être sélectionnables pour l’Angleterre. Et tout étranger qui viendra jouer chez eux devra avoir été international dans son pays, ce qui permettra d’éviter la médiocrité. Serge Blanco espère pouvoir obtenir ce genre de quota d’ici deux ans.

lect1
Jean-Philippe Gabarrus. À chaque fois qu’on déplore un blessé en club, on fait appel à un joker de l’étranger. À quoi les centres de formation en France servent-ils ?

L4
Les centres de formation, c’est tout nouveau et malheureusement, si je prends l’exemple de Dax, que je connais bien, il n’y a pas de joueurs au niveau. D’autre part, en cas de pépin en cours de saison, il ne reste pas de Français disponibles. Le plus grave, c’est en Fédérale. Si un président n’a pas son seconde ligne sud-africain ou un Fidjien, il passe pour un idiot. Tout ça pour finir sixième au lieu de huitième… La triste conséquence, c’est un vrai déficit en termes de formation.
« Sud Ouest ». Pourquoi n’avez-vous pas sélectionné Sébastien Chabal ?
Si le grand public ne comprend pas pourquoi il n’est pas là, le public

L3
du rugby n’aurait pas compris comment on aurait pu se passer d’Elvis Vermeulen, excellent avec Clermont. L’idée de faire « monter » Chabal de troisième en deuxième ligne me paraissait cohérente, mais lui veut jouer en numéro 8. Je le conçois. Sébastien a un très bon état d’esprit, il a plus subi qu’autre chose sa soudaine notoriété. Je ne l’ai pas écarté pour marquer ma différence.

lect5
Serge Dutauzia. Et Frédéric Michalak ? Loin des yeux loin du cœur ?

L2
Non, pas du tout. J’ai avant tout le souci de le laisser s’installer dans sa nouvelle vie, son challenge sportif. Il n’a pas encore démarré en Super 14. Mais il n’est pas exclu qu’il intègre l’équipe de France avant la fin du Tournoi.

 


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Bonjour, http://faceaface.blogsudouest.com/2008/01/22/bonjour/ http://faceaface.blogsudouest.com/2008/01/22/bonjour/#comments Tue, 22 Jan 2008 10:18:00 +0000 adminblog http://faceaface.blogsudouest.com/2008/01/22/bonjour/ Vous trouverez sur ce blog, les différents “Face aux lecteurs”, proposés par la rédaction de “Sud Ouest”. Le principe est toujours le même : Des lecteurs de “Sud Ouest”, sélectionnés après avoir déposé leur candidature sur sudouest.com, participent à une interview avec les journalistes de la rédaction de “Sud Ouest”.

En cliquant sur la colonne de gauche, vous pouvez accéder aux différentes interviews.



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